mardi, décembre 16, 2008

Sept films en 2008

Mascarades

– pour la subtilité avec laquelle, par trois fois, Lyes Salem a su dénouer les fils de son intrigue ;

Rien que pour vos cheveux

– pour le houmous, pour le shampooing et pour l’accent israélien en anglais ;

Couleurs d’orchestre

– pour la musique, pour le cinéma, pour une télévision de rêve ;

Quatre nuits avec Anna

– pour la mise en scène, car un film peut tenir uniquement par ça ;

Frangins malgré eux

– pour le grouchomarxisme de John C. Reilly et Will Ferrell, et pour le frère, plus terrifiant à lui tout seul que tous les hommes mystérieux de Lynch ;

Merde

– pour les griffes, la crasse, les pointes ;

Délire express

– pour avoir, sans payer de mine, fait mieux que Tarantino dans le même genre.

4 commentaires:

Joachim a dit…

Mascarades, c'est une fable honnête et sympathique dont je n'ai pas envie de dire du mal... mais enfin, de là à le mettre meilleur film de l'année... De tous les films que tu cites, je crois finalement qu'il n'y a que le Skolimowski qui m'intéresse (même s'il ne tient peut-être que par le brio de sa mise en scène).
Bon, je reviendrai peut-être faire des commentaires plus fournis (notamment sur Tropic Thunder, la seule comédie américaine que tu ne cites pas dans ta liste, à mon relatif étonnement).

Griffe a dit…

Ah mais je n'ai pas "mis" Mascarades "meilleur film de l'année", c'est juste un film qui m'a fait plaisir, malgré tout ce qu'on peut y trouver d'un peu typique d'un certain cinéma folklorique, facile ou maladroit. Personnellement, je préfère le Skolimowski ou le Sandler, quoique d'un certain point de vue, Mascarades est plus important.
En tout cas c'est bien écrit et bien joué, et important aussi pour l'Algérie et pour le regard de la France sur l'Algérie, surtout après le lamentable Bled Number One et le démago gros flan de Kechiche.
Tes commentaires seront les bienvenus. Notamment sur Tropic Thunder dont je ne comprends pas qu'on puisse y trouver la moindre qualité...

Anonyme a dit…

À quand le palmarès des films des plus mauvais meilleurs films de l'année ou des meilleurs plus mauvais films de l'année ? Qu'est-ce qui a bien pu sortir depuis janvier dernier qui soit digne que l'on s'en souvienne ? Que j'ai besoin de me poser la question, voilà qui m'inquiète… Vous ne citez ni Bienvenue chez les Ch'ti (pourtant ce film disponible en dvd promo dans tous les monoprix a réconcilié quelques semaines la France de Sarkozy, cette France qui ne sait pas à quelle sauce elle va être mangée), ni Astérix et les Jeux olympiques (produit par le badboy Thomas Langmann, à qui l'on doit les épiques Me(s)rine 1 & 2 : il a porté plainte contre une femme qui lui aurait extorqué de l'argent avec la carte bleue de sa société, mais a retiré sa plainte quand la dame a révélé lui avoir fourni des putes et de l'héroïne sur le tournage du dit Astérix - tout ça était dans Le Parisien.) Qui se souvient de Paris de Cédric Klapisch ? Mais vous mon cher vous avez oublié Lady Jane de Guédiguian qui est un très beau film raté, mais un très beau film (à mon avis cela vaut beaucoup mieux que le pensum de Skolimowski, à cheval entre Bela Tarr et Bruno Dumont et "dont je ne comprends pas qu'on puisse y trouver la moindre qualité".), ainsi que Le Premier Venu de Jacques Doillon. Si j'aime Marseille, j'aime aussi New York et je reste fidèle (avec une légère nausée tout de même) à Two Lovers qui est "presque" un bon film, "presque" un film, un peu trop mécanique, maniériste sur les bords, mais étrangement triste et lâche. Il faut aimer les histoires de voisine et être rester un peu trop tard chez papa et maman pour l'apprécier, peut-être. Comme Step Brothers, un film sur l'infantilisme, mais moins explosif, en rien burlesque, et donc plus sournois. Malgré ses défauts, je n'ai pas détesté non plus Dernier maquis (du réalisateur du "lamentable Bled Number One") : quelques personnages sympathiques et des silences. Sparrow de Johnny To n'était pas mal non plus, bon comédiens, personnages vivants, pas univoques. Dans le genre un peu dégueu, Lust Caution d'Ang Lee m'a longtemps trotté dans la tête, bien que je l'aie rejeté en bloc à l'issue de la projection (comment oublié Wei Tang lorsqu'on l'a eu deux heures sous les yeux). Je n'ai pas détesté non plus le dernier Woody Allen. Mais le meilleur film de l'année reste : You Don't Mess with the Zohan. Qui n'a servi à rien : ce n'est toujours pas très silky smouth du côté de la bande de Gaza.

Bien à vous,

Vynalis

PS : le Grand Prix du film d'horreur est décerné à l'unanimité à l'épouvantable La Vie moderne de Raymond Depardon.

Griffe a dit…

Avec quelques années de retard :

pas vu les Chti's ni Astérix (jolie, ton anecdote sur Langmann : tu lis Le Parisien, toi le Marseillais ?) ; aimé et pas aimé des choses dans Lady Jane, sacrément déçu quand même après les trois précédents, malgré la beauté des scènes autour de la boutique, mais film tout suffoquant, blême quand sonne l'heure ; tu es injuste vis-à-vis de Skolimowski, le comparer à Dumont ! tout ce qui se passe dans la chambre de la fille est plus concret et plus sensuel que tout ce qu'a fait et que fera Bruno, non ? ; détesté le Doillon, une arnaque totale selon moi, un film mécanique ET incohérent, sans personnages, purement poseur et complètement hors de tout sujet ; au sujet de Two Lovers, entre toi et ta nausée, je donne raison, comme tu le sais, à la seconde ; vu ni Dernier maquis (à cause de Bled N° 1) ni Sparrow (à cause des deux Election) ni Lust Caution (à cause de Hulk), et, enfin, d'accord avec toi aussi bien sur Zohan que sur le Depardon, une grosse merde narcissique.