Au cas où subsisterait en France, aujourd’hui, quelque illusion révolutionnaire (qui vaut mieux que toute résignation, entendons-nous), il faut lire ce texte terrible.
Extraits :
« Dès le 22 mars 1962, De Gaulle amnistie "tous les faits commis dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre dirigés contre l’insurrection algérienne". Deux mois après la grande peur de Mai, le 31 juillet 1968, cette amnistie s’étend aux conjurés du Putsch des Généraux. Sachant qu’on estime à 1500 en 15 mois, le nombre des victimes de l’OAS, et à 9 en 8 ans, celui des victimes d’Action directe, dont les derniers prisonniers croupissent encore en geôle, vingt ans après leur condamnation, on voit que sous notre république, il est au moins vingt fois plus pardonnable de tuer 1500 quidams par mois, Arabes ou arabophiles, qu’un policier ou un général par an. » (p. 13/14)
« A-t-on remarqué comme les policiers qui filment les manifestants en plans séquences ininterrompus s’échauffent dès qu’on les filme en retour ? Que craignent-ils ? Qu’y a-t-il de si menaçant à filmer des individus ? Ils doivent le savoir, eux qui le font systématiquement. Sans doute n’est-ce pas sans raison que les tueurs d’Etat des services spéciaux sont protégés par des cagoules, l’anonymat, le secret. » (p. 30)
dimanche, mars 02, 2008
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