Le cinéma français aime bien « parler » des immigrés, en général pour les plaindre ou pour leur faire la leçon. Pour les « intégrer », souvent en les désintégrant (Taxi, Desplechin, Jeunet sont même allés jusqu'à effacer leurs noms). Pour, aussi, prouver son utilité et son humanité, dont il y a, c'est vrai, lieu de douter.
Mais l'éprouvante dialectique qui remue le cœur lourd de chaque immigré pris entre la colère et l'espérance, quel Français saura la rendre comme l’américain Stephen Sondheim, auteur des paroles de cette chanson magnifique? (Musique : Leonard Bernstein, chorégraphie : Jerome Robbins)
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vendredi, février 22, 2008
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2 commentaires:
Pour votre première vidéo sur Notre Musique, vous faites fort. Je trouve le film parfois pesant mais cette séquence dégage une belle vitalité. Et Rita Moreno explose de sensualité. Il y a de l'humour et ce n'est pas larmoyant, c'est devenu rare.
J'aiposté deux vidéos en août dernier. Vous étiez sans doute en vacances...
Oui, le film est moyen. Natalie Wood, si impressionnante chez Kazan, est ici gênée aux entournures. Toutes les scènes d'amour sont mièvres, malgré la qualité des chansons. Mais ce morceau (et quelques autres) sont admirables, et exemplaires (il y a une autre belle scène, dans un parking, que Scorsese a carrément plagié pour le clip "Bad" de Michael Jackson).
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